Le deuil suite à la mort violente : Reconnaître l’inacceptable

« Il est parti de sa belle mort ». Voilà une expression que nous utilisons parfois pour désigner une mort douce, au bout de l'âge. La plupart du temps, son caractère prévisible la rend moins pénible à vivre pour ceux qui restent. Mais personne ne parle de belle mort quand elle implique une noyade, un accident, un suicide, un incendie, une chute mortelle. Autant de drames qui emportent trop tôt et trop brutalement les gens que nous aimons.

Suite à une mort violente, l'entourage a un rôle important à jouer pour soutenir, guider, aider ou être présent tout simplement. Cette présence est d'autant plus importante que la mort violente suscite des deuils particuliers, si difficiles.

La mort violente est foudroyante. Elle frappe tel un ouragan que rien ne laisse présager. Le caractère absurde de ce drame plonge les proches de la victime dans un état de colère, d'injustice et d'inachevé. Il est d'ailleurs plus juste de parler de « reconnaître » que d' « accepter » lorsqu'on fait référence à une telle tragédie.

Dans la tête des endeuillés, les questions se bousculent : Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? A-t-elle senti sa mort venir ? Est-elle morte sur le coup ? Autant d'interrogations, d'autant plus douloureuses qu'elles demeurent sans réponse.

La brutalité des adieux

Lorsqu'on accompagne un proche atteint d'une grave maladie, le caractère prévisible de sa mort nous prépare à vivre un deuil. Le choc du décès n'en n'est pas moins ébranlant, mais il est en quelque sorte amorti.

La mort brutale ne laisse pour sa part aucune possibilité de préparation, qu'elle soit psychologique ou matérielle. On n'a souvent jamais discuté avec le défunt de ses dernières volontés, ce qui rend les formalités entourant le décès encore plus difficiles à affronter. Alors qu'on est en état de choc, qu'on a du mal à admettre que la terre puisse continuer de tourner, organiser des obsèques devient extrêmement déchirant.

Il est bouleversant de réaliser qu'on n'a pas eu le temps de dire adieu à l'être cher, ou encore de régler certains conflits qui existaient peut-être dans notre relation avec lui; cette quantité possible de choses en suspens risque de rendre le chemin du deuil plus long et parfois plus difficile à traverser. « Un deuil soudain entraîne beaucoup de non-dit, de non-fini et de non-réglé qui sont lourds à porter », soutient Louise Bonin, directrice des communications à la Coopérative funéraire de l'Estrie. « Certaines personnes ne se pardonnent pas de n'avoir pas dit à l'être disparu à quel point elles l'aimaient. »

Colère et culpabilité

La mort violente ne s'inscrit pas dans l'ordre naturel des choses et engendre souvent une lourde charge de colère. Plusieurs endeuillés chercheront une cible ou un exutoire à l'agressivité qu'ils ressentent. Ce sera vers Dieu ou vers le destin, vers un conducteur ou encore vers eux-mêmes que cette colère sera dirigée. « La colère que l'on peut vivre face à un chauffard ivre ou face à quelqu'un qui a commis une grave maladresse est difficile à soutenir. Comme le pardon fait partie du cheminement normal d'un deuil, son déroulement s'en trouve forcément retardé », affirme Louise Bonin.

Il arrive que cette culpabilité soit déclenchée par le simple fait d'être vivant. Mais ce sentiment est à son comble lorsque l'endeuillé a l'impression qu'il aurait pu faire quelque chose pour empêcher le drame. Il est alors possible qu'il en vienne à se considérer indigne de vivre, à regretter de n'être pas mort à la place du défunt. La culpabilité et la colère, bien qu'elles soient toutes les deux des émotions normales, risquent de devenir des éléments perturbateurs et d'entraîner l'endeuillé dans un deuil complexe. Il est alors souhaitable, afin d'éviter la dépression, de consulter un professionnel.

L'importance de la pénible vérité

Lors d'un départ brutal, la réalité prend soudain des allures de cauchemars. Il n'en demeure pas moins qu'affronter cette terrible vérité soit préférable à la nier de façon prolongée. En ce sens, poser des questions aux policiers ou aux premiers secours intervenus permettra à l'endeuillé de connaître les circonstances exactes du drame.

Voir le corps de la victime, lorsque c'est possible, peut également être un geste positif à poser. Il est certes bouleversant de se retrouver face au corps sans vie d'une personne aimée, à plus forte raison s'il est défiguré. Mais la visualisation du corps permet de rendre la perte plus réelle et de traverser la phase du déni. Pour les protéger du choc, l'entourage suggère parfois aux proches de ne pas voir la dépouille. Il revient à chacun de voir s'il a en lui les forces nécessaires pour traverser cette épreuve.

Tous les éléments concrets, aussi pénibles soient-ils, sont favorables à un meilleur déroulement du deuil. S'il connaît la vérité, l'endeuillé aura la possibilité de visualiser le drame. Même si ce travail de reconstitution peut sembler lugubre, il permet à l'endeuillé de stabiliser sa version personnelle de la mort, ce qui pourrait l'aider à se défaire des visions qui le hantent.

Profondément ébranlées par la mort violente d'un être cher, certaines personnes trouveront pénible de continuer à aller de l'avant. À quoi bon faire des projets puisque la vie est si fragile et la mort tellement absurde ? Le danger est alors d'en arriver à perdre toute confiance en l'avenir. Extrêmement désillusionnées, ces personnes pourraient se fermer jusqu'à développer de l'amertume et de la dureté face à l'existence.

Le deuil suite à un décès violent est très intense et particulièrement long à traverser. Il est souvent nécessaire de chercher de l'aide extérieure. L'endeuillé peut se tourner vers son entourage, mais il ne doit pas hésiter à consulter un professionnel. Ce dernier sera en mesure d'apporter un soutien psychologique et une écoute attentive, aussi longtemps que cela sera nécessaire.

La mort violente laisse derrière elle des endeuillés face à une bataille gigantesque à livrer : celle de trouver un sens à l'avenir.

Par Marie Ferland et France Denis
Publié dans la revue Profil - printemps 2001

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Sources :

COTTIN, France « La mort violente, le combat de ceux qui restent », Revue Passage (Paris), N°8, Été 1999.

RÉGNIER, Roger. La perte d'un être cher, Outremont, Éditions Québecor, 1993, 206 p.

MADD Canada. « Nous aussi nous souffrons  – Un guide pour les frères et les sœurs adultes en deuil ».

Références :

Centre d'Aide aux Victimes d'Actes Criminels (CAVAC)
Pour savoir s'il existe un de ces centres dans votre région, consultez le Web ou l'annuaire téléphonique des Pages jaunes à la rubrique « Centres d'aide ».

Classé dans : Le deuil Publié par : La Gentiane - Deuil - Entraide

Commentaires (104)

je retrouve dans le texte des verites qui sont enfouies au fond de moi je n'ai pas trouver un professionnel qui pouvait m'aider j'ai perdue ma fille de 33 ans son compagnant conduisait la voiture la fille de ma fille n'a rien eu physiquement je me retrouve orpheline j'ai un grand garcon et 4 petites filles

boguet, 6 février 2012

Il y a un mois et dempi, un garçon que j'aime beaucoup est mort de façon violente? Il y a 3 ans il me courrait après mais si peu confiante en moi, il avait 10 ans de moins que moi , était super beau, j'ai pas osé, je ne comprenais pas ce qu'il me trouvait, la vie a fait que j'ai été vers quelqu'un d'autre et pourtant cet amour que j'avais pour lui a toujours été la, il s'est tué, brutalelent et je n'ai rien eu le temps de lui dire. Aidez moi. Merci

naceur, 31 octobre 2012

Bonjour Naceur,
Je vous invite à laisser votre message sur le forum de La Gentiane. Des gens qui ont vécu une expérience semblable à la vôtre pourront échanger avec vous.
Bon courage !

Michel, 5 novembre 2012

bonjour, il y a 4 mois c est ma mère que j ai perdu brutalement suite a une chute de cheval , c est l horreur ,j ai du mal a surmonter cette mort , on ne veut pas y croire ,on a mal ,et pourtant on dois faire face ,la vie qui reprend sont cour comme si rien ne c était passer pour moi c est compliquer ,alors on ce raccroche a cette vie celle qui tiens sur un fil cette vie si fragile cette vie a lequel on ce raccroche parce qu on a des enfants et des gens formidable qui nous font avancer ,mais le soir quand la nuit tombe on ai seul face a notre deuil et notre peine ,je pense qu un deuil ne ce fait pas mais qu il s apaise simplement avec le temps ,alors je me laisse du temps.

Marie -Angelique , 6 mars 2014

le 15 novembre 2013 vers 18h30 ,la voisine de ma mére a tapé violemment sur la porte de l'appartement de ma mére avec une pierre pendant 30 minutes . Ma mére a fait une crise cardiaque et décéde .
Depuis j'ai envie de mourir , je pleure , je tourne en rond

lorida, 6 avril 2014

J ai perdu mon fils le 28 novembre dans des circonstance douteuse une audiance aura bientot lieu,il etait chez son pere et depuis quatre mois celui ci ne ma rien apris lui meme c est la justice qui m aprend les elements de ce drame , j ai trois filles que je dois aider a surmonter la perte de leur frere, je ne montre rien de mes souffrances je me relache quand tous le monde dors, mais j ai ce point dans la poitrine qui jour et nuit me rappelle a ce manque de mon fils , il ne rentrera jamais plus a la maison a 15 ans ca vie a cesse et la notre est en suspend....tu nous manque mon fils....la vie est injuste

di pierno, 9 avril 2014

Bonjour,
Ma fille unique de 26 ans s'est enlevée la vie (du moins c'est ce que nous croyons)elle s'est jetée du haut d'une vertigineuse chute et son corps n'a pas été retrouvé. Je n'arrive pas à avancer, je tourne ans arrêt et broie du noir. Aidez-moi s.v.p.Il y aura bientôt deux ans de cela, je suis épuisée.
Une maman complètement égarée.

marie-claude gilbert, 21 juillet 2014

Je vous remercie pour votre article sur le deuil qui m'a permis de mieux comprendre mes émotions enfouies et de relâcher la pression qui était en moi. Et grâce à ce petit espace, je vais pouvoir m'exprimer et dire adieu à mon animal.
Mon chien Bounty, un Cavalier King Charles âgé de 12 ans et un mois, très gentil et calme, est tombé du balcon pendant mon absence en passant derrière des pots de fleurs.
Il était certes mal en point depuis plusieurs mois à cause de son cancer qui avait repris et qui l'avait beaucoup fait maigrir. J'avais promis à mes enfants de ne pas le piquer tant qu'il mangerait. Je l'ai laissé sur le balcon en reportant le moment de la douche à mon retour des courses. Je l'ai retrouvé en bas de l'immeuble avec une serviette de toilette sur lui. Un homme de la ville est venu le chercher au même moment. Sous le choc et le lieu pas intime du tout, je n'ai pas réussi à lui faire mes adieux. J'aurai pu aller le voir au crématorium mais je n'ai pas pu.
Ne pouvant pas le garder chez moi parce qu'il y avait les enfants, que Bounty avait perdu du sang et que j'avais nulle part où l'enterrer, le monsieur de la ville l'a mis dans un sac poubelle et j'ai ramassé le sang avec la serviette. La seule chose qui reste de son accident c'est la tache qui est restée sur le goudron du trottoir et que je vois à chaque fois que je rentre et sors de chez-moi. Les souvenirs positifs qu'il reste de Bounty, ce sont les photos.
Mon compagnon a insisté pour que je prenne un autre chien. Il met certes de l'ambiance positive à la maison mais au fond de moi je n'ai pas encore fait le deuil de la mort brutale de Bounty et je ressens toujours de la culpabilité. Sa fin de vie, je l'avais imaginée autrement. Si j'avais su qu'il finirait comme ça, je l'aurais emmené au vétérinaire afin d'abréger sa vie de manière paisible. C'est la fin qu'il méritait, une fin calme comme lui.
Merci Bounty pour toutes ses années tranquilles passées à tes côtés, je ne t'oublierai jamais. Je t'aime de tout mon cœur. Tes ronflements, le bruit de tes pattes sur le sol, ta présence me manquent... mais la vie continue inexorablement.

Guéguen , 20 octobre 2014

Mon père s'est fait assasiner cela fait 5 mois le 17 mai 2014. C'est tellement dur ... des cauchemars, de la peur .. penser à quel point il a dû souffrir... à quoi il pensait ... il avait peur, il était seul. Mon dieu que c'est dur par moments. Tu ne crois pas que c'est vrai, tu le nies et bang ça te saute au visage comme ce soir ... Il me manque, sa voix, ses je t'aime. Je donnerais n'importe quoi au monde pour le serrer contre moi et lui dire à quel point je l'aime et qu'il me manque ... c'est dur, trop dur.

Karine Sauvé, 20 octobre 2014

j'ai perdu il y a pus d'un an mon neveu le 07 jullet 2013; noyé dans un barrage à l'age de 20ans. las autorités nous ont appelé ce soir pour nous demander de venir reconnaitre son corps . ses parents sont toujours sous le choc et avaient un espoir même trés mince de le retrouver vivant.
comment accompagner ses parents dans ces moments si difficiles et; encore trés fragilisés par l'évenement.
merci

NADIA, 2 novembre 2014

Mon amour est décédé le 8 mai d'un infarctus, 2 semaines avant ses 43 ans. Auprès de lui, j'ai vécu heureuse pendant 26 ans. Nous avons eu 3 enfants et pour moi, nous allions vieillir ensemble. Je suis dévastée. Depuis les fêtes de Noël, je suis au fond d'un gouffre. J'avais pourtant l'impression que j'avais avancé depuis son départ. Je n'arrive plus à faire face. Si je me lève le matin, c'est pour mes enfants qui ont plus que jamais besoins de moi.

Lolo, 7 janvier 2015

Bonjour, je m'appelle Lolita et j'ai 16 ans. Ça fait 4 mois précisément que j'ai perdu mon meilleur ami (mon dada), enfin, voilà, mon grand frère de cœur. J'ai dû affronter ce choc brutal toute seule et aujourd'hui je me suis mis tout le monde à dos, même mes parents. Ma colère et le fait qu'ils ne me soutiennent pas aujourd'hui se sont retournés contre eux, mais me punis surtout moi et je ne sais plus comment faire ni comment arranger les choses. Je perds tous mes moyens parce qu'il comptait beaucoup pour moi et c'est comme si je n'avais plus personne sur qui compter. Il était comme mon pilier, le seul qui me comprenait réellement.. Comment puis-je faire? Auriez vous des choses à me conseiller?

lolita, 23 janvier 2015

Bonjour,
Il y 8 ans maintenant, ma mère a été assassinée. Je comprends ce que tu vis Karine. Il n'y a pas de mots pour exprimer tout ça. Pour nos bien-aimés, il faut continuer à vivre, à être heureuse. Je me suis souvent dit que si c'est moi qui avait été assassinée à la place de ma mère, je n'aurais pas voulu qu'elle soit malheureuse et qu'elle gâche sa vie à cause de ma mort. Du coup, je me dis qu'elle pense pareil. Qu'elle m'aime et qu'elle veut que je sois heureuse. Il faut laisser le temps faire les choses et surtout laisser les sentiments sortir quand ils sont là (colère, pleurs, rire...). On ne voit plus nos disparus mais ils sont à coté et veillent sur nous.

maud, 14 février 2015

J'ai appris ce matin en allant emmener mes enfants qu'une amie est décédée depuis quelques jours... appris brutalement, depuis ce matin en pleurs, ne sachant que faire. Elle à qui j'ai pu confier des tas de choses, qui me comprenait. Partie trop tôt, elle si jeune, maman, très forte et courageuse. C'est très difficile de s’être dit : " bonne vacance et à la rentrée " ... pas la voir en cette rentrée, se demander "que se passe-t-il ??" et entendre ce mot "Inhumer". C'est très dur car personne pour discuter de cette tristesse.

étoile, 25 février 2015

J'ai perdu mon père, ma mère et mon frère Claude, 39 ans, d'un infarctus il y a quelques années. Ils me manquent terriblement. Je n'arrive plus à pleurer et je suis angoissée. Difficile de tourner une page. Pourtant, miracle, certains, au bout de 2 à 3 mois, font comme s'il ne s'était rien passé !!! Je me demande comment ils font ???

yola, 9 mars 2015

Bonjour, j'ai perdu mon père le 15 janvier 2015, suite à un infarctus intestinal. Il a été opéré d'urgence 2 jours avant et les chirurgiens n'ont pas réussi à le sauver. Il est resté deux jours dans le coma. Le l'ai veillé, il est parti avec moi à ses côtés. J'ai 19 ans et je n'arrive pas à vivre normalement sans lui, tous les jours de ma vie il me manque, je revis cette triste journée chaque soir. Ses funérailles sont aujourd'hui, 2 mois qu'il est parti. Je me dois d'être forte pour ma mère mais je n'y arrive plus depuis son enterrement, comme si rien ne m'intéresse. Aidez-moi s'il vous plait.

muj andel, 15 mars 2015

Bonjour, je viens de vivre des instants difficiles... samedi matin 11.04.2015 à 8.00, ma voisine et amie tambourine à ma porte... vite vient il est arrivé malheur à Eric... je cours... c'était trop tard... tout c'est enchaîné, ambulance, police, pompes funèbres... un cauchemar... je suis restée avec elle tout le temps... hier, dimanche la famille et quelques proches sont passés - chez moi car Maria ne peut pas rester chez elle - Je ne montre rien devant Maria, j'essaye au mieux de la soutenir mais dès que je me retrouve 2 minutes seule ou si je ferme les yeux, je le vois par terre dans la salle de bains et revis toute cette journée et là je me sens vraiment pas très bien.
Merci de m'avoir lue.

Corine, 13 avril 2015

Le 03/07/2015, j'ai découvert le corps sans vie de mon papa chez lui, il vivait seul... Mon papa & moi avions un passé assez compliqué & j'avais de la rancœur envers lui, ce qui ne m'empêchait pas de l'aimer plus que tout... Dans le texte ci-dessus, je reconnais tous les sentiments que j'éprouve en ce moment... Papa n'était pas malade, il avait 59 ans, il était jeune, j'ai 23 ans & je ne saurai jamais la vraie raison de sa mort car l'IML hier m'a dis 3 options sur lesquelles mon père aurait pu mourir ... Comment faire mon deuil sans savoir ? sans savoir si papa a souffert avant ? si papa s'est rendu compte qu'il allait mourir ? Plus le temps passe & plus je vois l'image de son corps sans vie... Une journée qui paraît comme un scénario qui est passé si vite & si lent à la fois... Aidez moi...
Courage à tout ceux qui sont dans la douleur & le deuil.

sabrina, 8 octobre 2015

Un appel tard dans la soirée et la vie qui bascule... Mon mari a eu un accident de voiture en tant que passager à l'âge de 33 ans. La précipitation des funerailles et l'aurevoir qui ne peut toujours pas se formuler... Nous avons deux jeunes enfants, c'était un papa aimant qui les comblait. Ils sont ma force, je suis ce que je suis aujourd'hui grâce à lui. Je suis croyante et vous remercie pour ce site.

dora, 27 octobre 2015

Je viens de perdre mon père (en bonne santé) de façon brusque. La veille son décès, j'étais chez mes parents, je voulais lui parler d'un souci que j'avais dans mon travail, il n'était pas encore rentré alors je l'ai appelé au téléphone pour lui dire qu'on pouvait reporter au lendemain. Il m'a dit de l'attendre. Mais comme il se faisait tard, je suis rentrée chez moi, sans l'avoir vu. Et au milieu de la nuit on me réveille pour m'annoncer que mon papa vient de mourir. J'ai tant de questions dans ma tête. Des regrets aussi. Si je l'avais attendu ce soir là... Avez vous vécu quelque chose de ce genre? Aidez moi SVP

Loanye, 2 novembre 2015

Cela fait un année aujourd'hui que mon fils de 28 a été crématisé. Il s'est suicidé. Je retrouve dans le contenu de cet article tout ce que je vis depuis.
Au-delà de la souffrance innommable due à la perte de mon fils, il y a aussi cette immense culpabilité d'avoir défailli à mon rôle de mère qui me ronge jour et nuit.
Depuis quelques temps, je recommence à beaucoup pleurer; il n'y a pas un seul jour où je ne pleure pas. J'essaie de continuer à vivre "normalement", mais je sais que me relever de ce drame sera péniblement long, incertain.

Liliane, 5 novembre 2015

Mon mari a été assasiné il y a un an, il avait 34 ans et 2 petits garçons de 4 et 6 ans.
Mes fils semblent de plus en plus préoccupés et perturbés par sa mort qu'il ne comprennent pas.
Ils ne savent pas les raisons et n'ont pas assisté aux obsèques.

isa, 9 novembre 2015

Bonjour, j'ai perdu mon papa le 31 décembre 2015, il était atteint d'une maladie qui ne laissait pas beaucoup d'espoirs, il a préféré en finir en se donnant la mort. Je comprends son geste. Ma maman se retrouve seule. Heureusement ma sœur et moi-même sommes présents. Le plus difficile pour moi est d'imaginer l'instant avant cette mort, comment a-t-il pu vivre cette préparation au suicide seul dans son bureau, pas de mots, cela a dû être terrible pour lui... Depuis je ne cesse de l'imaginer assis dans son bureau l'arme à la main...

Borgogno, 4 janvier 2016

Bonjour, j'ai 13 ans et j'ai perdu mon grand-père le jour de Noël le 25 décembre 2015 le matin.
Je n'y arrive pas, pourtant au début, au bout d'une semaine, j'y pensais plus mais là, les cours on repris et je pleure toutes mes journées parce que je suis pas avec mes proches le jour. Je sais pas si c'est le fait que ce sont ses funérailles aujourd'hui mais je souffre. Je tenais beaucoup trop à lui. Il est mort du jour au lendemain, aucun symptôme. Le réveillon de Noël il était en pleine forme. Je tenais tellement à lui, il m’emmenait partout... J'en peux plus, j'arrive pas à avancer, je pleure tout le temps et, pour moi, ce qui est arrivé est impossible, lui qui était en pleine forme jusqu'à ce jour....
J'y crois pas ! J'ai tellement de souvenirs ! C'est trop dur... Je t'aime papi.. Tu es partit trop tôt beaucoup trop tôt, j'aurais voulu que tu restes auprès de moi encore plusieurs années. Qu'est-ce que j'ai fait pour qu'on me fasse ça ?! La vie est trop injuste ! Qui nous fait ça ? Le jour de Noël en plus ?! Je t'aime et j'aurais voulu te le dire encore une fois et te serrer dans mes bras pour te dire adieu.. Au moins une dernière fois... Repose en paix ! Tu resteras pour toujours dans mon cœur !

Lucie123, 5 janvier 2016

Bonjour, Je suis une mère endeuillée par suicide. Le 23 novembre 2014, mon fils de 32 ans s'est suicidé. Aujourd'hui cela fait 1 an 3 mois et 2 jours. Malgré toutes les démarches que j'ai faites pour me tenir la tête hors de l'eau, l'immense vide dans mon cœur y demeure, la culpabilité est intense et ce à tous les jours... Il n y a pas une seule journée sans larmes, sans que je ne pense à lui, même au boulot, en occupant mon cerveau il est toujours présent dans ma tête et dans mon cœur, il le restera pour l'éternité. C'est un combat de chaque seconde, minute... je suis envahie par le sentiment d'impuissance de ne pas avoir été à la hauteur pour lui tendre la main afin de le sauver. Moi aussi Liliane je me dis avoir failli à mes tâches de mère, la souffrance est insupportable mais pas insurmontable. Chaque jour je me dis que je n'arriverai pas à vivre sans mon fils et chaque jour je survis malgré l'énorme vide et la tristesse qui m'envahit... Je n'ai pas retrouvé la joie de vivre pleinement car depuis son départ je suis anéantie et j'essaie de me reconstruire petit à petit, ce n'est pas évident. Je ne souris presque plus et le bonheur est parti avec lui... je repars à zéro car mon solage s'est effondré, je travaille fort afin de le rebâtir. Je retiens L'AMOUR INCONDITIONNEL qu'il m'a partagé tout au long de sa vie. C'est cet Amour qui me donne le courage et l'énergie de continuer et je continue de lui rendre cet AMOUR INCONDITIONNELLEMENT. Sandra 25 février 2016

Sandra Brisson, 25 février 2016

Je viens de perdre mon conjoint de 56 ans d'un infarctus dans mes bras le 14 février sans aucun signe annonciateur. Je suis anéantie ! C'est le film de sa vie qui défile en boucle dans ma tête...

Paret, 26 février 2016

Voilà, mon frère de 54 ans vient de mourir d'un cancer des poumons en un an seulement. Je suis anéantie, il me manque énormément, je pense que le vide est terrible. J'ai envie de lui parler mais je sais que personne ne me répondra et c'est ça le plus dur, le manque, la tristesse de continuer sans lui. Pourquoi lui, pourquoi si jeune? La douleur est inconcevable, il me manquera jusqu'à la fin de ma vie.

vidil, 5 mars 2016

Je viens de perdre ma mère dans un accident de voiture lors de ses vacances. Elle était accompagnée de deux autres personnes qui ont survécu. L'une d'entre elle, qui semble être le conducteur, était ivre et s'est enfui. Ma mère était amoureuse de cet homme et je n'arrive pas à supporter ce qu'il a fait. De l'avoir abandonnée sur le bord de la route lâchement. Quelle genre de personne fait ça ? Même si ça ne change rien au décès de ma mère qui est morte sur le coup, on ne s'enfuit pas comme ça. J'ai beaucoup de colère envers cet homme qui m'a "pris" ma mère. J'ai pu me rendre sur place en Jordanie pour voir sa dépouille, voir le lieu de l'accident. Ça m'a permis de mieux comprendre les circonstances et de fixer le scénario de crash plutôt que d'imaginer ce qui a bien pu se passer sur cette route. Je sais que ça va m'aider d'avoir fait ces démarches... Néanmoins depuis que j'ai appris que son "ami" était ivre et s'est enfui, ma colère est montée de plusieurs crans... J'aimerais être apaisé par rapport à ces événements mais je n'y arrive pas. Comment faire?!

Julien, 26 mars 2016

Bonjour, mon compagnon est décédé il y a un mois subitement. Nous n'habitions pas ensemble, car nous attendions notre retraite pour le faire. Il était mon âme sœur, depuis 11 ans et bien dans toute ma famille.
Par contre moi je ne connaissais qu'un de ses fils. L'autre et son ex-femme m'ont mis à l'écart pour l'enterrement (sauver les apparences...). Je n'ai plus eu le droit d'aller dans la maison et de récupérer des affaires, bref comment faire mon deuil ?
Je n'arrive pas à savoir les circonstances de son décès (rupture d'aorte) mais ce qui s'est passé puisque ce soir là j'étais rentrée chez moi pour la reprise de travail.... Nous étions à 400 km l'un de l'autre. A quoi me raccrocher ? Ma famille, oui ils sont là, mais c'est tellement difficile de se sentir reniée, de ne pas pouvoir dire notre bonheur à tous.... Je pleure et j'ai peur de ne pas me relever...

Marie, 1 avril 2016

Bonjour,
Maman a perdu ses deux soeurs il y a longtemps (1975) l'une noyée et l'autre une enfant volée. Aujourd'hui maman souffre d'une indifférence, le seul sentiment qu'elle ressent est la peur, une peur excessive. S.v.p aidez-moi pour l'accompagner à s'en sortir.

ben yaghlane, 10 mai 2016

Je viens de perdre mon papi, ce vendredi 13.
Un homme formidable, quand ma maman s'est mise avec son conjoint, elle a rencontré le père de cet homme, il nous a acceptées ma maman et moi, il nous a "adoptées", moi en tant que petite-fille et ma maman en tant que belle fille... J'ai maintenant 17 ans, et je me rends compte que je ne lui ai jamais dit merci pour tout ce qu'il nous a apporté, je m'en veux... J'espère qu'il sait et qu'il entend à quel point je suis heureuse d'être sa petite-fille et que je l'aime.
J'ai beaucoup de mal à accepter son départ, il nous manque déjà énormément, je vous comprends, le décès d'un proche est vraiment difficile.
Bon courage à toutes les personnes qui passent par là où qui y sont passé.

Anaïs, 16 mai 2016

Bonsoir,
Je viens vers vous car mon frère Vincent est décédé le 13/01/2016 à 6h30. Il habitait Angers juste à côté du pont de Verdun. Le soir il est parti retrouver une amie. Il est parti de chez elle à 6h15 elle habitait de l'autre côté du pont. Là il y a une route avec 6 voies. Au lieu de traverser le passage piéton il a dû vouloir se dépêcher de rentrer alors il a coupé. Il avait réussi à traverser le plus dangereux et la dernière route à traverser il était sur la moitié. Là un chauffard roulait deux fois trop vite et n'a pas vu mon frère. Le choc a été terrible. Je n'arrive pas à me remettre de cela. Aujourd'hui j'arrive à ne plus pleurer peut-être parce que j'ai beaucoup pleuré au début. J'ai mes deux filles et je ne veux pas qu'elles me voient comme ça. Pour elles aussi par moment c'est difficile. La petite de 9 ans pleure par moment. Je l'ai emmenée à l'enterrement. Ma grande de 15 ans aussi. Ce qui me fait mal c'est qu'il vivait avec sa soit disant copine, il n'était plus avec depuis un bout de temps, ça elle nous l'avait pas dit, elle n'a aucun ressenti. Déjà que j'étais très mal mais avec ça c'est encore pire.
Comment faire face à tout ceci.

Filoche Carole, 7 juin 2016

Ma fille s'est tuée début mai dans un accident de voiture. Elle avait 34 ans et était un rayon de soleil. J'ai l'impression d'être complétement vide à l'intérieur. Pourtant, devant les gens je ne pleure pas mais je ne pense qu'à elle, je n'arrive pas à accepter. Je l'imagine sur la route etc... C'est l'horreur. Comment continuer à vivre ?

Chloé, 8 juin 2016

Mon fils s'est suicidé. Cela fait un an qu'il m'a abandonné. Il me manque. Je survis pour sa soeur et son frère. Je ne sais plus ce que c'est le bonheur.
Tous les jours je le pleure, je le vois partout, c'est trop dur.

Vadalti, 24 juin 2016

Mon mari est décédé d'un accident sur son travail. Il a fait une chute de mètres du haut d'une échelle. Tout allait bien ici, il y a 30 km pour arriver à l’hôpital, il est décédé pendant le voyage il a fait des hémorragies internes, on m'avait que c'était grave mais que sa vie n'était pas en danger, je préviens mes deux enfants âgés de 28 ans et 21 ans, ils arrivent à l'hôpital avant moi, j'arrive je vois les gendarmes un médecin arrive et nous dit comme si c'était banal voilà nous avons tout fait, on vient de débrancher.... Quoi quoi quoi qu'est ce que vous avez fait? On vient de débrancher mais je ne comprends pas ce que vous dites ou est mon époux??? mes enfants me secouent et je réalise mais qu'est-ce qu'il a eu ??? Je ne saurai que cela des hémorragies internes???. Depuis ce jour notre vie a basculé, mes enfants vivaient encore avec moi et leurs ami et amie, j'ai eu très difficile, je pensais avoir vécu l'enfer, perdu toute identité, mais j'ai compris qu'il fallait que je me reconstruise sans mon mari malgré les 33 ans de mariage cette année, ce que j'ai fait, cela a duré 2 mois et en mars mon fils et son amie sont partis vivre leurs vie ce qui est tout à fait normal... et en mai ma fille et son ami sont partis aussi cela était par contre imprévu.... Lors du départ tout allait encore bien et depuis début juin je rechute, des larmes, des pleurs parfois je ne sais pas pourquoi, là je viens de mettre le mot sur quoi, je pense que depuis leur départ je suis seule, donc le manque de mon amour se fait seulement sentir le manque de paroles le manque physique et le manque d'amour autour de moi.... le manque, le manque je recrie après lui où es-tu?. Alors je me suis dit je suis foutue ça va durer combien de temps ce deuil et un tout grand merci vous venez de me donner la réponse par votre article. Merci ... Pourtant je suis du genre à être plutôt positive et sais qu'il faut que j'avance suis très volontaire et je sais que j'ai une vie à continuer je n'ai que 52 ans... Pouvez vous m'aider SVP. Un tout grand merci.

Cécilia, 26 juin 2016

Mon fils a péri noyé dans l'Océan Pacifique au large du Japon le 14 mai 2016. Il avait 25 ans et était heureux de vivre et de voyager. Son corps n'a pas été retrouvé. Comment surmonter cette disparition. Mon coeur est déchiré.

Christine, 2 juillet 2016

Bonjour, j'ai perdu ma mère il y a 2 mois, elle avait 79 ans mais pas de problème de santé grave sauf une mobilité assez réduite, problème de genou... Je l'ai quittée la veille de son décès à 22h00, on avait dîné, discuté, ri dans son nouvel appartement car l'ancien avait des gros problèmes d'amiante et je pensais qu'elle allait bien malgré ce déménagement... Le lendemain en ouvrant sa porte, car j'avais ses doubles, le choc, je la découvre seule par terre sans vie... et depuis je suis inconsolable !!!! Je suis mariée et j'ai 2 enfants ils me soutiennent mais...

Rita, 15 juillet 2016

Le fils d'amis à moi vient de mourir en tombant de 30 m sur la roche en montagne.... Je l'ai eu comme étudiant... Il jouait au foot avec mes enfants quand ils étaient plus jeunes.... Je n'étais pas ce qu'on peut dire tout à fait proche mais je les connais bien.... Je suis atterrée... Je n'arrive pas à penser à autre chose depuis ce dimanche et j'espère qu'il a eu une crise cardiaque durant sa chute pour ne plus se rendre compte mais je sais qu'il a hurlé.... 23 ans... sa fin me hante... J'en ai les larmes aux yeux pour ses parents et ses frères.... comment accepter? la peur entre dans ma vie pour mes propres enfants... mais il faut accepter que la mort peut apparaître à tous moments... Si je me sens déjà comme ça, comment se sentiront ses parents et ses frères....?

Nadine, 28 juillet 2016

Bonjour, j'ai perdu ma mère il y aura 6 mois dans quelques jours d'un accident brutal de voiture.
Un homme revenant d'une boîte de nuit, saoul, près de 2 grammes dans le sang, il la percute de plein fouet alors qu'elle allait travailler un dimanche matin.
Je suis dévastée et je ne sais plus quoi faire pour remonter la pente.
J'ai une colère en moi que je n'arrive pas à évacuer, ça me bouffe de l’intérieur et j'en veux à la terre entière.
Mon mariage est foutu, j'ai un mari qui est très distant, je me sens seule dans mon chagrin et c'est difficile à encaisser.
Je tiens le coup pour mes enfants mais honnêtement ce n'est que de la surface.
Par moments je me sens tellement mal que j'ai voulu en finir, partir la rejoindre elle, mon père, mon petit frère.
Je ne supporte plus cette vie et je sais bien que je ne devrais pas penser ça car j'ai des enfants mais c'est plus fort que moi, mon chagrin prend le dessus.
Je m'isole à la base j'aime beaucoup sortir avec mes amies mais je ne suis plus du tout la même personne.
Et honnêtement la vie sans ma mère n'a plus le même intérêt.
Je prends conscience que je ne vais pas bien mais je ne sais pas quoi faire.
Courage à vous, tous ceux qui sont dans le même état que moi.

Letty, 3 août 2016

Bonjour. Cela fait maintenant une semaine que mon compagnon est décédé. Il a été retrouvé 15h après. Il est mort seul dans les bois avec son vélo. Je n'arrive pas à réaliser même si je l'écris. Je l'attends toujours jour après jour. Il me manque. Je n'ai pas pu le voir lorsque les secours l'ont trouvé. Je pleure depuis ce jour et je n'arrive pas à y croire. Parti trop tôt trop vite et on avait tant de programme à faire. Quoi que je fasse me le rappelle. Malgré mes enfants, ma famille. Je me sens seule.....
Aidez moi.

Carole, 25 août 2016

Bonjour, mon compagnon s'est suicidé en juillet dernier. Nous étions ensemble depuis 18 mois... il est tombé dans une dépression violente un mois auparavant et il a chuté très brutalement... C'était un homme hypersensible et empathique... Il me manque terriblement et comme nous ne vivions pas ensemble je culpabilise de ne pas l'avoir appelé ou envoyé un sms ce matin là pour lui demander comment il allait... j'arrivais toujours à le rassurer.... pourquoi ?????? Il me disait qu'il se battrait pour moi et mes filles... je suis en colère. Il avait eu une enfance difficile... un rapport avec sa fille très spécial et avec la mère de sa fille n'en parlons même pas, elle avait une emprise sur lui comme sur sa fille... Pour dire, j'ai été mise à l'écart à l'enterrement comme si nous n'avions jamais été ensemble... elle se croyait encore dans son cœur, il l'avait quittée 10 ans auparavant et elle ne supportait pas notre relation.

Karlau, 29 août 2016

Mon compagnon est mort le premier septembre d'un infarctus. Il n'était pas avec moi cette nuit-là où il m'a appelée pour me dire qu'il ne se sentait pas très bien. J'avais 1 h de route à faire et je lui ai proposé de venir le voir. Il a refusé. Je lui ai dit d'appeler ses amis qui habitaient juste à côté ou un médecin mais il a tout refusé. Je lui ai dit de prendre de l'aspirine et il m'a dit qu'il se sentait mieux.
À 5 h 30 il m'a appelée et m'a dit qu'il se sentait mieux à part quelques sueurs froides et qu'il allait travailler. Il s'est préparé mais il est mort 1 h plus tard. Je suis effondrée et je me sens coupable de n'avoir pas été à ses côtés, je n'aurais jamais dû l'écouter. La veille de son décès il me téléphonait sans cesse pour me dire qu'il ne s'était jamais senti aussi bien. Comment prévoir une pareille tragédie.
Je suis dévastée, comment survivre après ça.
Beatrice

Quilan, 20 septembre 2016

Bonjour, tous les messages me touchent. Moi j'ai perdu ma fille de 33 ans par pendaison il y a maintenant 3 ans. On m'a interdit de voir son corps. Moi aussi tout s'est arrêté ce jour maudit. Le déni puis la colère puis l'immense culpabilité. Aujourd'hui j'essaie de me reconstruire pour mes deux autres enfants et petits-enfants. Je pleure très souvent et cette culpabilité qui ne me lâche pas et qui me suivra jusqu'à ma mort, mais la vie continue. Une vie différente. J'ai choisi de ne pas me faire aider mais je conseille aux personnes qui ne s'en sortent pas de le faire, un soutien est toujours utile. Il faut aussi essayer de combler la vie et surtout occuper son esprit pour moins penser. Courage à tous!!

HENRY, 23 septembre 2016

Bonjour, voilà maintenant 1 an et deux mois après le décès d'un collègue de travail par accident de route durant ses vacances. C'est moi qui ai reçu l'appel de sa conjointe lorsqu'elle appela pour dire qu'il ne reviendra plus au travail. C'est moi qui ai annoncé cette nouvelles aux employés. Triste nouvelle. Le plus dur est que quelques semaines avant ses vacances il était venu à maison et ce dernier s'était ouvert à moi. Nous avions discutés comme jamais en faisant part de nos hauts et bas. Depuis, ma vie a changé, je pense souvent à Lui, je vois son espace de travail et cela me rend triste, des collègues à moi pensent que c'était peut être un suicide. Depuis, je me dis j'aurais pu empêcher ce décès, parler de nos discussions les semaines avant son décès. Aujourd'hui, je vois que tous les collègues au bureau semblent être affectés à différents degrés de son décès et ce même 1 an et 4 semaines après. Son décès nous a affectés tous et encore aujourd’hui. Avec tout cela j'ai demande la Mise en place d'un programme d'aide au travail.

Jerry, 28 septembre 2016

Tu avais 37 ans, la vie s'est arrêtée le 11 août 2016 à la suite d'un infarctus avec arrêt cardiaque le 6 août 2016. (le cœur est reparti au bout d'une demi heure mais pas le cerveau.....mais on ne savait pas)
Cet espoir fou que tu allais t'en sortir, puis ton décès. Mon Sébastien ai-je le droit de me plaindre alors que tu laisses une épouse qui a tout tenté pour te sauver (massage cardiaque, bouche à bouche..) et 2 adorables enfants de 15 ans et 17 ans.
La vie est injuste car tu avais tant de projets.

royo marie-line, 29 septembre 2016

Ma fille me manque et je suis anéantie, je n'arrive pas à vivre sans elle.

Lheritier, 2 octobre 2016

Le 27 septembre 2016 mon mari à 6 heures du matin fait un infarctus foudroyant à l’hôtel en vacances au Portugal dans mes bras. Je l'ai stimulé puis mis à terre pour le ventiler et faire un massage externe pendant une demi heure en conservant un pouls qui faiblissait. Les secours prenant le relais ont échoué à leur tour. J’étais anéantie, c'est l'homme de ma vie à tout jamais, je lui ai parlé, lui ai dit que je l'aimais, puis administration oblige, autopsie, et 12 jours d'attente pour le rapatrier chez nous, un enfer. Ce soir nous l'avons retrouvé et nous nous sommes recueillis avec tous ses proches. Il est paisible, lundi ses obsèques, que j'ai organisées pour lui dont le contenu lui ressemble, j'y ai mis tout mon cœur en tout cas le reste de mon cœur car une grosse partie partira lundi avec lui pour son dernier voyage. Alain tu es, et resteras tant que je vivrai, l'Amour de ma vie et bien plus encore, courage sincère à ceux à qui ça arrive, la vie ne tient à rien.

Brigitte, 8 octobre 2016

Elle avait 62 ans lorsque ce drame est arrivé le 18 mars 2014. Alors qu'elle sortait avec ses courses d'un magasin, un chauffeur qui n'avait pas le droit de se garer sur le pas de la porte où entraient et sortaient des clients, a écrasé mon épouse en lui roulant dessus en marche arrière, lui n'ayant soit disant rien ressenti, a enclanché sa marche avant en lui roulant dessus une deuxième fois. Je tiens à preciser que l'auteur de ce fait dramatique pour ma famille et moi n'était pas en règle avec son permis PL (permis de conduire non prorogé), qu'il était sous l'effet de narcotique et par-dessus tout cela, des antécédents sur sa conduite qui nous laissent septiques sur la justice. Cet abruti n'a eu que 6 mois de retrait de permis, 2 ans de prison avec sursis, et pour moi la vie n'a plus guère d'intérêt, plus de projets, en fait moi j'ai pris perpétuité. Voilà le récit de mon histoire.

IMBERT DANIEL, 17 octobre 2016

Le 15 mars 2016, j'ai perdu ma fille de 36 ans d'un accident d'automobile. Je suis passée par toutes les gammes d'émotions. Était-ce un rêve? Pourquoi nous? Trois semaines plus tard, c'est mon frère de 57 ans qui décédait d'une hémorragie cérébrale. Je suis allée consulter pour recevoir de l'aide. Après 7 mois, je suis très susceptible, je n'accepte aucune contrariété. Il n'y a pas une journée sans que je me réveille et ne pense à ma fille. Sa fête sera bientôt. J'ai peur de cette journée. Je trouve la vie injuste, je ne l'ai pas encore accepté. Je crois que ce sera très long avant que je recommence à fonctionner normalement. Heureusement, il me reste une autre fille et 5 petits-enfants. L'acceptation de la perte de ma fille sera très longue, mais je dois continuer pour ceux qui restent. J'ai un conjoint (il est le père de ma fille) qui chemine différemment de moi, nous en parlons quelquefois ensemble mais nous essayons de nous épargner. Le temps arrange les choses, c'est ce qu'on nous répète mais...............

Lise, 17 octobre 2016

Salut, j'ai perdu ma petite soeur que j'aimais de tout mon coeur, brutalement à la maison pour une cause qu'on ignore encore. Elle avait que 4 ans, je n'arrive plus à dormir, c'est comme si une partie de moi est partie avec elle. J'espère surmonter cette lourde épreuve avec vos conseils.

Stéphane, 18 octobre 2016

Bonjour, j'ai perdu mon fiancé de 29 ans d'une fausse route alimentaire. J'étais au téléphone avec lui juste avant... j'ai rappelé, rappelé, il ne décrochait plus... si j'avais su... je pensais qu'il était occupé, ou me faisait la tête... Je n'ai rien à me reprocher, comme tous, car j'ai lu tous les commentaires précédents, et moi qui pleurait comme tout au début de cette lecture, je me suis sentie apaisée à la fin... Voyez comme nous ne sommes pas seuls à souffrir... Oui, la souffrance est bien réelle... et elle est légitime car nous aimons, nous voulons encore garder auprès de nous l'être aimé. J'ai quatre enfants que j'adore. Mais quelle force me faut-il pour me lever tous les matins pourtant! Quelle force pour avoir envie de vivre encore? Pourquoi est-il parti si jeune? Je n'ai pas envie d'attendre avant de le revoir... mais je sais que ce ne serait pas un bon choix, que ma vie doit continuer. Je m'encourage de vos messages... plus poignants et douloureux les uns que les autres... je constate que nous sommes hélas bien trop nombreux dans ce cas... et que notre douleur est taboue... je n'ai personnellement eu aucun ami pour me soutenir (ils fuient le malheur) et sa famille me déteste alors qu'elle ne me connaît pas. La solitude est terrible en effet, d'où le bénéfice de cette lecture, et de cette écriture...

sandy, 15 novembre 2016

Trouvant difficilement le sommeil depuis 2 mois je me retrouve cette nuit à lire vos témoignages. Vous m'avez tous émue et tristement je me sens moins seule dans cette horrible épreuve qui me touche. En quelque sorte je me libère aussi en vous livrant mon récit.
C'est l'amour de ma vie que j'ai perdu subitement à l'âge de 27 ans. Ça faisait 8 ans que l'on était ensemble... ce soir là il rentrait du sport, à peine le temps j'ai eu de lui faire un bisou et fermer la porte qu'il était tombé par terre. C'est un arrêt cardiaque sans explication "ça arrive" nous a-t-on dit. J'ai dû commencer le massage cardiaque... je me sens coupable car j'ai l'impression de ne pas avoir eu les bons gestes, j'en veux aux pompiers car ils ont mis une éternité à arriver cherchant leur chemin dans ma campagne. J'en veux au personnel médical de ne pas avoir pris le temps avec nous pour répondre à toutes nos questions. Je me dis avec le recul qu'il y a peut être eu des signes avant-coureurs. Il s'est plaint à plusieurs reprises de son cœur qui battait anormalement vite. Avec le sport, les clopes, le café, je le rassurai en lui disant que ça arrivait à tout le monde et qu'il ne devait pas s’inquiéter, essayer de se calmer. Est-ce qu'on aurait dû prendre cela plus au sérieux ? Je n'aurai jamais de réponses à mes questions et j'aurai toujours ces images horribles dans ma tête.
"Tu n'es pas seule" "tu es forte" ces mots censés me réconforter me font mal au fond. Je suis quand même bien seule dans ma peine. Je ne suis pas aussi forte que les gens peuvent le penser. J'arrive à prendre beaucoup sur moi mais je m'arrache de mon lit tous les matins et le soir je tourne en rond sans pouvoir trouver le sommeil avant le petit matin. Je suis retournée pour un temps chez mes parents, mon papa est très malade et je me dois de rester forte pour eux et pour soutenir ma maman... leur montrer que ça va pour ne pas qu'ils se sentent obligés de supporter ma peine en plus de la leur.
Aujourd'hui je commence tout juste à réaliser, je dois tout recommencer à zéro... apprendre à vivre seule alors que depuis mes 18 ans je ne vivais que par lui. Il était ma force, mon amour, mon confident tout tout tout. Il m'apportait tellement de sécurité, d'affection, on était fusionnels. C'est dur de se dire que la terre continue de tourner et que la vie doit continuer aussi...

Je vous envoie à tous plein de courage et beaucoup de tendresse pour affronter les épreuves auxquelles vous êtes confrontés. Merci aux auteures de cet article qui me permet de mettre des mots sur ce que je vis.

Tendresse, 17 novembre 2016

Bonsoir, j'ai appris hier soir le décès d'un proche (la sœur de mon meilleur ami décédé lui aussi) que j'appréciais tous deux énormément. Ce ne sont pas les premiers décès que j'ai appris, mais lorsque aujourd'hui j'ai assisté à l'enterrement, je n'arrivais plus à parler, en fait c'est bizarre à expliquer mais je me sens vide, très vide, et également très épuisée. Je voulais savoir s'il y en a parmi vous qui réussissent à vivre avec, car cela me paraît très dur...

khadija amr, 18 novembre 2016

Voilà deux ans que mon fils est décédé d'une mauvaise chute, il devait se marier quelques mois plus tard... Je pleure tous les jours mon enfant... Vos écrits me confirment que la mort n'effacera jamais l'amour, mais quelle horreur de continuer sans lui...

bucaille, 22 novembre 2016

Cela fait 8 jours que j'ai perdu mon époux. J'ai 29 ans et lui en avait 34.
Je suis perdue, ça devient de plus en plus dur chaque jour. Il me manque tellement. Il était mon tout, j'ai perdu goût à la vie, je ne crois plus en rien.
Je veux juste retrouver mon amour. Je suis dévastée.

Mimi, 25 novembre 2016

Je m'appelle Annabelle, j'ai perdu mon chevalier Thierry, un homme charmant, mon âme sœur, d'un arrêt cardiaque. Je n'ai appris sa mort que quinze jours après son décès car notre liaison était secrète. Il était célibataire et moi en instance de divorce, client de mon commerce, une très belle histoire d'amour.
Mon cœur s'est déchiré, j'ai continué à lui écrire des sms sur son portable tant que sa ligne n'a pas été coupée. Il m'avait fait signer un pacte dans une abbaye lors de notre premier rendez-vous et je sais que nous nous retrouverons. Notre histoire dura un an mais elle reprendra dès que je le rejoindrai.
Je suis à l'heure actuelle perdue sur un petit radeau qui menace de sombrer.

ANNABELLE, 27 novembre 2016

Je suis touché par vos commentaires, j'ai perdu mon frère jumeau le 21 novembre 2016 par suicide victime de harcèlement à 35 ans... je suis anéanti, je suis rongé par le remord et la tristesse. Frédéric, tu me manques tellement, vivre sans toi je n'y arrive pas, la douleur me submerge, l'enterrement a lieu demain...

Lumière, 28 novembre 2016

Le 17 octobre 2016, un coup de fil m'annonce que mon fils s'est pendu dans un bois. J'ai compris assez vite que c'était hélas la réalité. Pendant plusieurs jours j'ai eu le sentiment que le ciel venait de me tomber sur la tête. J'étais incapable de réagir. J'ai eu beaucoup de monde pour me soutenir. Il y a eu une enquête et pendant plus de 10 jours nous avons été dans l'ignorance de ce qui se passait. On ne pouvait rien nous dire. Et impossible de voir mon fils. Mais plus le temps passe et plus j'ai du mal à accepter cette réalité du départ définitif. Que je ne verrai plus jamais mon gamin. Je passe par tous les symptômes que vous décrivez. Je pleure chaque jour en cachette souvent pour ne pas perturber mon entourage. Au lieu de se calmer, mon chagrin devient plus profond. Trop de souvenirs, d'objets ou de places dans la maison me rappellent que mon fils n'y sera plus. J'ai du mal à refaire surface. Comment faire pour moins souffrir? Avant je disais toujours mourir oui mais le plus tard possible. Maintenant cela m'est égal.

mady, 28 novembre 2016

Bonjour, Adrien mon fils de 20 ans s'est suicidé le 03 octobre 2015 suite au harcèlement moral subit dans son école d'ingénieur ESTACA Laval. Il était en 3e année aéronautique et spatial. Il nous a laissé une lettre d'adieu. Pas un moment dans la journée où mon époux et moi-même ne pensons à lui, à pleurer. Comme pour vous, notre vie a basculé dans le néant. Comment vivre sans lui qui était tellement brillant, sportif, aimant, attentionné, serviable et poli. Un enfant que tout le monde nous enviait. Mais la proie facile pour une promo. Maintenant la culpabilité de ne pas l'avoir aidé, on doit vivre, plutôt survivre, pour ses 2 petits frères mais comment maintenant éduquer nos enfants, nous avons fait tellement d'erreurs pour Adrien, nous espérons qu'il aura trouvé la paix et le bonheur qu'on a pas su lui donner. Maintenant nous nous lançons dans un procès contre ses harceleurs. Que justice soit faite. Monik GORGET

GORGET , 10 décembre 2016

Le 15 novembre 2016 j'ai perdu mon neveu et mon beau-frère dans un accident de voiture, ma sœur a perdu son fils de 11 ans et son mari... Je me reconnais beaucoup mais là j'ai tellement la haine, déçue des copines et de mon conjoint et de la famille de mon conjoint qui ne m'ont pas soutenue mais plutôt jugée car j'étais mal... Ils ne comprennent pas que j'ai perdu mon sang... Je sais pas comment on va surmonter cette épreuve.

petit julie, 12 décembre 2016

Bonjour, mon fils unique s'est suicidé à l'âge de 27 ans.
Je n’ai rien vu venir, il était en 2e année de master, école de commerce à PARIS. En alternance il travaillait pour une société intérim. Il était prévu qu'il redescende sur MARSEILLE auprès de nous car financièrement il ne s'en sortait pas. Son patron lui a refusé la rupture conventionnelle donc il s'est mis en maladie car son travail l'épuisait moralement. Le docteur lui a dit qu'il faisait un burn-out. Le 25 octobre 2016 je l'ai eu au téléphone, il était fatigué mais il m'a dit qu'il revenait à la maison. Le 28 octobre il s'est pendu chez lui avec sa ceinture. Il m'a laissé une lettre comme quoi il en avait marre de vivre et qu'il était en souffrance depuis son enfance et qu'il en a jamais parlé à personne. Il donnait toujours le change en souriant mais son âme était meurtrie. Aujourd'hui je le pleure tous les jours et je me demande seulement s'il est heureux là où il a choisi d'aller. Y a-t-il une vie après la mort pour continuer à vivre? Il faudrait que je rentre en contact avec lui et qu'il me dise qu'il est heureux. Pour l'instant je suis une âme errante qui souffre dans ce monde.

dubost ghislaine , 16 décembre 2016

Le 27 11 16, des jeunes qui faisaient la course ont tué mon papa, blessant ma maman. Je n'accepte pas. J'ai l'impression que je suis dans un cauchemar. C'est trop brutal. Mon papa était plein de vie, en bonne santé. Je pense sans cesse à lui, à l'accident. Ça fait mal.

Monteiro, 16 décembre 2016

Je viens de perdre mon époux (16/11/16) lors d'un voyage en Australie, c'était un beau voyage qui s'est terminé en drame. Dernier jour de notre merveilleux périple. Plongée pour admirer le récif corallien. Deux morts ce même jour dans notre groupe de 21 personnes à la même heure + une 3e qui a demandé secours. Crise cardiaque disent les médias... journaux remplis de mensonges... alors que des méduses provoquent la crise cardiaque en 10 min, à ce jour 2 familles endeuillées sans aucun résultat d'autopsie. N'allez pas en Australie faire une simple plongée organisée par l'agence de voyage. Les agences savent qu'il y a des méduses mortelles. POURQUOI LES VOYAGEURS NE SONT-ILS PAS INFORMÉS? L'enjeu financier est tellement important. Deux familles françaises tristes et révoltées...

GORON, 17 décembre 2016

Bonjour, moi c'est mon beau-père qui s'est donné la mort, le 28 octobre 2016, le jour de mon anniversaire. Je lui en veux et je n'arrête pas de me repasser cette fameuse soirée où je préparait ma fête, quand tout à coup mon mari m'a appelée pour me dire qu'il s'était pendu. Pourquoi? Toujours cette question qui reviens sana cesse... Pourquoi???

Frerejouan, 18 décembre 2016

Voilà presque 3 semaines que j'ai perdu ma soeur adorée. Je l'aimais tellement. La vie est devenue sans intérêt, j'erre comme une âme en peine, je lui parle, et je fais les réponses. Je ne veux pas réaliser que je ne la verrai plus sur cette terre. Étant croyante, je sais que je la verrai. Tu me manques horriblement ma Séléné.

Tache, 22 décembre 2016

J'essaie de trouver des réponses, quelque chose, mais rien. Mon fils de 31 ans est parti rejoindre les étoiles, il s'est pris pour un oiseau et a sauté du 5e étage de son appartement qu'il venait d'occuper 3 semaines auparavant... Le 9 novembre dernier à Marseille, 47 jours déjà, je n'arrive pas à réaliser… Nous avions passé avec son frère 15 jours de vacances dans le Sud de la France en septembre dernier et le cahot en novembre… Comment a-t-il pu faire ça, mon Dieu, nous laissant bras ballants, fatigués et dévastés par la douleur… Je ne le verrai plus, ne pourrai plus lui parler, il n'aura jamais d'enfant… Il n'a rien laissé, pas une lettre, pas un indice… On me parle de raptus anxieux… Je ne sais plus quoi penser, je suis triste et en colère contre lui car il ne m'a pas fait confiance, il aurait pu me parler… À deux, on est plus fort… On me dit : il l'a choisi. Ok mais j'espère que là où il est, il est heureux au moins, sauf que moi, je ne sais pas comment je vais pouvoir continuer à vivre avec ça… Je ne peux pas me résoudre à penser qu'il était malheureux au point d'en finir, il n'avait pas le profil et pourtant… Joyeux, aimant être avec ses amis, joueur de foot, il allait régulièrement au vélodrome voir Marseille jouer… Et maintenant, je fais comment ? Je suis perdue d'avoir perdu mon amour, mes beaux yeux bleus…

MARSEGUERRA Dominique, 26 décembre 2016

Presque 2 mois que mon épouse est partie, à 43 ans, d'une crise d'épilepsie. J'ai tenu à être fort pour mes 2 enfants (8 et 10 ans), je le lui ai promis. Mais en ce moment, je ne sais plus ce que vivre veut dire, elle était le centre de ma vie, tous mes choix étaient faits en fonction de ce qui serait le mieux pour elle, de ce qui serait le plus sécurisant. La sécurité, une illusion, je me suis trompé durant 20 ans, j'aurais dû l'écouter et laisser cette sécurité un peu de côté car elle n'existe pas. Je voudrais aller la rejoindre, mis à part les enfants, je n'ai plus d'objectif. Je me bats actuellement dans ma tête car je passe du rêve à la réalité constamment, très dur. Le pire, c'est que j'ai un manque d'affection énorme. Je prends dans mes bras les personnes féminines de mon entourage dès que je peux et à chaque fois j'ai l'impression de tromper mon épouse, qu'elle me regarde avec ses gros yeux. Peut-elle me voir ? question qui hante et qui n'a pas de réponse.

Lionel, 31 décembre 2016

Mon compagnon de 16 ans de vie commune est mort subitement d'une crise cardiaque massive à la maison le soir du 25 décembre après une journée normale de Noël avec enfants et petits-enfants. Il s'est senti mal après le repas (pas d'alcool), s'est mis à vomir violemment, et s'est effondré le tout en moins de 5 min. Ma fille de 19 ans et moi avons tout fait pour le maintenir en vie jusqu'à l'arrivée des secours samu et pompiers. Malgré les massages cardiaques, il est décédé en quelques minutes dans le samu le 26 à 1 h du matin. Passer de la Noël à un cauchemar. Nous avons depuis juste l'impression d'être anéantis. Les obsèques sont passées, mais je suis toujours dans l'incompréhension et comme vide à l'intérieur. Je n'ai aucune idée ni de ce que je dois faire ni comment. Comment le supporter, me comporter et comment aider ma fille à supporter la mort de mon compagnon ? Je ne sais pas ...... Aidez-moi si vous le pouvez. Merci.

Lydie, 31 décembre 2016

J'ai perdu ma fille de 45 ans d'une mort subite à 45 ans à 17 h. C’était un ange à ce jour, elle est décédée depuis le 4 septembre mais je n'arrive pas à supporter, que dois-je faire?

GUICHARD, 29 janvier 2017

J'ai perdu mon mari, mon amour (29 ans de vie commune) le 1er mars 2016. Un crise d'épilepsie le lendemain de Noël nous révèle, après Scanner et IRM, que mon mon mari a une tumeur cérébrale. Horreur, et choc. Nous n'avons pas compris, mon mari était un grand sportif, jamais fumé, ne buvait pas, une hygiène de vie exemplaire. Décidé à faire face à cette injustice de la vie, mon mari se fait opérer suivant l'avis des neurochirurgiens avec la technique de la chirurgie éveillée. Technique qui a fait ses preuves depuis 20 ans, et qui donne des résultats extraordinaires chez les patients, selon les dires des neurochirurgiens. Sauf que mon mari a fait une hémorragie cérébrale sur la table d'opération, a plongé dans un coma de 3 semaines, et à l'issue ils mont annoncé qu'ils ne pouvaient rien faire pour lui. Mon mari est rentré avec sa valise, à l'hôpital, il plaisantait avec les infirmières la veille de son opération, on me l'a rendu dans un cercueil. Depuis je ne vis plus, je m'accroche pour mes 2 enfants. Je suis seule avec eux, toute ma famille est à l'étranger, j'ai tout sacrifié pour construire ma vie avec l'homme que j'aimais, et aujourd'hui le néant. Ma foi m'aide à ne pas commettre l'irréparable..... Je vous souhaite beaucoup de courage et vous porte dans mes prières. Nadia

Nadia, 5 février 2017

Bonjour Julien,
Votre message m'a fait beaucoup réfléchir. Je comprends tout à fait ce que vous ressentez.
Le père de mes enfants est décédé l'année dernière suite à une chute dans l'escalier. C'était très douloureux pour mes enfants. Avoir perdu l'être le plus cher : ils sont en quelque sorte comme vous.
Vous pouvez porter plainte contre cet homme lâche pour la non assistance à la victime. Sur le plan pénal c'est quelque chose de très grave. Même si votre mère est partie pour toujours, cela vous fera du bien. Et c'est quelque chose que vous allez faire pour elle aussi. Vous vous en sortirez plus fort.
Il y a des associations et des professionnels qui pourront vous aider.
Bon courage.
Catherine

Xiao, 10 février 2017

Mon petit frère est mort ce mardi 14 février 2017. En écrivant cela je n'ai pas d'émotion, je ne réalise pas du tout. Il s'est fait assassiner, dans l'acharnement violent d'un humain et son couteau. Comment le monde peut-il être si mauvais? J'ai vu mon frère hier au dépositoire, défiguré, lacéré, tourmenté. Je souffre énormément, mais n'y crois pas en même temps. Je suis très sensible, des tsunami d'émotion viennent par moment mais s'en vont en quelques secondes. J'ai perdu mon grand-père il y a 4 ans, mais ce n'est rien comparé à ce que je vais devoir vivre désormais. Que ton âme repose en paix mon petit frère, Je t'aime infiniment.................
Courage et Paix à toutes et tous.

Florian, 18 février 2017

Mon papa, en pleine santé, agé de 65 ans, s'est éteint subitement ce jeudi 2 février 2016 à 8 h16. Il discutait avec ma maman dans le lit, s'est tourné pour allumer sa radio et soudainement maman a entendu un gros souffle. Notre papa est parti sans qu'on lui dise qu'on l'aimait fort. Nous étions si unis. Ma puce de 3 ans 1/2 aimait tant son papi nano... Durant 8 jours papa, ton âme est venue me voir, tu m'as fait signe et je t'ai senti auprès de moi. Je veux le meilleur pour toi mon papa, on m'a dit de prier pour toi et aussi de te demander de partir vers la lumière. C'est si dur, je te veux encore auprès de moi. Pauline t'aimait tant, elle te réclame, tu nous manques tant. Promis papa, on va prendre soin de notre maman. Tu resteras à tout jamais dans nos cœurs. Merci papa pour tout ce que tu nous as appris, pour tout ton travail qui nous a permis de poursuivre mes études. Je t'aime papa. Je ne t'oublierai jamais. C'est tellement injuste.

locean, 26 février 2017

Bonsoir, j'ai perdu mon mari, il y a 7 ans, et ma mère, il y a 4 ans... Je me retrouve seule avec mon fils de 23 ans. À ce jour, je n'arrive plus à remonter la pente... j'ai peur de tout...

Noisette, 28 février 2017

Mon mari est décédé à l'âge de 47 ans le 19 janvier 2017 sous mes yeux d'une crise cardiaque... des images qui me hantent. Nous avions tout pour être heureux, on devait fêter nos 30 ans de mariage en octobre 2017. Il n'y a pas une journée que je ne pleure pas, j'essaye de rester forte pour mes enfants et il le faut mais n'y parviens pas. Comme on dit, le temps fait les choses mais pour moi j'ai un doute.

Chevalier, 5 mars 2017

Mon amour est décédé le 22 février 2017 à 15h38, l'heure où sa montre s'est arrêtée. J'ai 32 ans, mon amour 34 ans, il quittait le travail à 15h30, ce jour-là il pleuvait très fort, il a parcouru 1km 200 et s'est embouti dans un camion, il est décédé sur le coup. Ma vie n'a plus de sens, je me sens dans le déni, l'envie de mourir pour le rejoindre. Je fais semblant d'aller bien pour rassurer mon entourage mais je n'ai qu'une envie, le rejoindre. Je me sens morte, même mes enfants ne me donnent pas la force, je fais semblant chaque seconde. J'ai perdu l'amour de ma vie, à midi il me disait qu'il m'aimait pour mourir quelque heure après. Je suis anéantie, je revis chaque instant de ce jour, les girophares de la police qui arrivent devant ma maison, les entendre dire qu'il est décédé. J'ai envie de hurler ! Pourquoi m'a-t-on pris l'amour de ma vie ? Comment survivre après cela ? On me dit "tu es jeune tu vas refaire ta vie" mais je m'en fous c'est lui que je veux, personne d'autre !

Fallon, 16 mars 2017

J'ai 26 ans. J'ai perdu mon meilleur ami dans un brusque accident de voiture il y a de cela deux mois et demi et on s'était parlé la veille.
J'étais Amoureuse de lui. Mais entre nous la relation n'était pas possible parce qu'il était marié. Nous avons passé de merveilleux moments tout les deux quand Il était en mission dans la ville ou je résidais à l'époque de notre rencontre et ça n'a duré que quelques temps. Il avait 17 ans de plus que moi mais je ne le voyais pas car on était tellement complices. À mes yeux il représentait mon idéal masculin. Je n'ai jamais eu de bol en amour, mais lui était différent. Même à distance il s'assurait toujours de savoir si je suis bien.
Aujourd'hui j'ai mal, je souffre, j'ai l'impression que personne ne me comprend. J'ai envie qu'il me console... mais ce n'est pas possible. Je me réveille tout les matins en pleurs. J'ai envie de retourner en arrière pour lui dire de ne pas partir à ces vacances qui vont lui coûter la vie. J'ai envie de retourner la terre pour revenir à cette date fatidique et lui dire que je l'aime de toutes mes forces. Je me sens des fois coupable de ce qui est arrivé en me disant que c'est le karma vu que je suis tombée amoureuse d'un homme marié et que je n'avais pas le droit.
Je l'aime tellement, je le vois partout, il me manque, j'ai l'impression que personne ne comblera jamais ce vide. Il m'arrive des fois de parler toute seule parce que nos conversations me rassuraient. Du coup, je fais ma voix et la sienne aussi.
Je ne dors pas bien. Et mange pas beaucoup, je crains déjà la dépression... Aidez-moi svp sans me juger. J'ai parfois l'impression de perdre tout contrôle, j'envisage même d'aller auprès de sa tombe pour me confier... Aidez-moi svp. Je n'en peux plus d'être aussi déprimée.

Cadz, 1 avril 2017

Mon frère s'est suicidé le 19 Février 2017. Il habitait Toulouse, il a loué une voiture, il est parti en Espagne se pendre dans les montagnes. Il était venu chez moi à Noël, cela s'était mal passé il était agressif avec moi il ne me faisait que des reproches. Je suis seule, je n'ai plus mes parents et je n'ai pas d'enfants, je me sens terriblement mal, je survis, je pense à mon frère sans arrêt.

GUERIN, 2 avril 2017

J'ai perdu ma compagne le 17 février 2017. C'EST TROP DUR DE VIVRE SANS MA CHÉRIE.

MERGEN, 5 avril 2017

Je sympathise avec tous ceux qui, comme moi, souffrent d'un deuil complexe suite à la mort violente. Le 01 Sept 2015 j'ai perdu l'homme le plus important de ma vie par suicide. Mon père. Nous étions très proches et j'arrive pas à passer par-dessus cette horrible réalité. J'ai 36 ans et je suis inapte au travail depuis cette tragédie. Tellement difficile pour ceux qui restent... Un deuil long et remplis de défis.

Nadine Fortin, 5 avril 2017

J'ai 28 ans, je vis chez mes parents, je viens de perdre papa ce samedi 1er avril 2017. On était ensemble vendredi, on a déjeuné ensemble. Il était cardiaque et diabétique. Il avait 71 ans. Ces derniers jours il était en bonne santé. Le lendemain j'ai essayé de le réveiller, il était parti. On n'a même pas pu se dire au revoir. Les médecins m'ont dit que c'était un arrêt cardiaque. Je ne sais pas s'il a senti quelque chose.
Il me manque terriblement. Je m'en veux pour chaque dispute entre nous. Je m'en veux de ne pas avoir passé du temps avec lui. Je pensais que mon papa devait tomber malade avant de nous quitter. Sa mort est tellement brutale que je n'arrive pas à accepter. Je pense chaque jour que c'était pas vrai et qu'il reviendra me disant que c'était pas lui qui est mort.
Papaaaaaaaaaaaa stp revient sinon reprend moi avec toi, ne me laisse pas papaaaaaaa je suis jalouse des autres qui ont un papa en vie, je veux que nous mourrions tous, je veux que le monde s'arrête. Je suis très très en colère envers moi même, envers l'univers. J'ai un couteau dans le cœur je le sens, j'ai trop peur pour papa, je veux savoir où il est.

Imen, 10 avril 2017

Bonjour à vous. Je me présente je m'appelle Patricia. Je vis ou plutôt je survis. Le 31 mai 2017 une fusillade a eu lieu dans le quartier. Il y a eu des victimes, blessés graves. Ce soir-là mon fils y était. Ça lui a coûté un oeil en moins. Un combat qui ne se finira pas de si tôt. Et dans cette histoire, il est handicapé et ma fille de 22 ans Céline a été abattue comme un monstre alors que le monstre c'est celui qui m'a arraché ma fille et laissé mon fils handicapé. Et le deuil, je ne suis pas prête, je ne sais pas à qui parler. Qui peut m'aider? Merci.

Patricia, 15 avril 2017

J'ai perdu ma fille unique de 29 ans dans un accident de voiture violent le 19 février 2017. Je n'arrive pas à m'en remettre. Je me demande comment elle s'est sentie quand elle est arrivée de l'autre côté, comment elle est maintenant. J'aimerais qu'elle m'envoie des signes pour que je sache si elle est bien. J'aimerais pouvoir lui parler. Comment se remet-on du décès aussi brutal de son enfant?

Sylvie, 22 avril 2017, 22 avril 2017

Bonsoir, ma soeur, ma maman et mon papa se sont fait assassiner le 4 août 2014. Ils étaient de très bonnes personnes. Je suis toujours aussi en colère et en rage. Je me suis beaucoup culpabilisé. Battu pour dénoncer ces actes d'une extrême violence. Mais la vérité est que vous êtes tout seul face à la douleur, le manque de votre famille et l'horreur de ce qui est arrivé. Il faut continuer à vivre pour eux, aimer encore plus fort ceux qui vous restent, rester debout face à tous ceux qui ne peuvent comprendre et canaliser sa peine car cela ne sert à rien de.la.laisser vous envahir. On y arrive avec le temps. Avec de la détermination et de la force. Vous devez tous être résilients pour ceux qui sont partis et n'auraient pas dû, et pour ceux qui restent et qui vous aiment. Les pensées négatives doivent sortir et il faut rester actif. Nous ne savons pas ce que le sort nous réserve. Peut-être partirons-nous comme nos êtres chers ou pire, alors trouvons chaque jour de petits instants qui nous font du bien. De là-haut ils seront heureux pour nous... courage.

Thomas, 23 avril 2017

Bonjour, mon compagnon a perdu son papa il y a 1 an d'un cancer. Ils étaient très proches. Nous nous sommes rencontrés il y a 4 ans. Je me sépare de mon ex et lui de même aujourd'hui, je suis divorcée et lui en instance. Il pense que le décès de son papa est dû à notre relation aujourd'hui, il culpabilise et dans notre couple ça se ressent. J'ai besoin d'aide pour comprendre. Merci.

Corinne Micaux, 25 mai 2017

Bonsoir, le 9 janvier en rentrant, mon fiancé, mon âme sœur s'est envolé sur sa moto. J'ai été réveillée par l'appel de ma belle-mère vers 3h30 me demandant si son fils était à la maison. Les gendarmes étaient devant chez elle et elle savait ce qu'on allait lui annoncer. Et puis ça été une descente en enfer. 12h plus tard j'étais à la morgue devant ce corps que je ne voulais, ne pouvais me résoudre à reconnaître. Et pourtant c'était bien lui.
Depuis, je m'occupe jusqu'à épuisement pour ne pas y penser. Mais quand vient la nuit, le silence, le vide, l'absence, les larmes, les pourquoi... Les réveils où avant d'ouvrir les yeux je me dis qu'il sera là près de moi que tout ça n'était qu'un cauchemar.
Je m'efforce de paraître forte aux yeux de ceux qui m'aiment, comme mon fils de 7 ans, mes parents, les siens, mais au fond je ne suis plus rien. Je n'attends plus rien de la vie, puisque demain rien est sûr.

Erika, 28 mai 2017

Le 7 avril 2017, ma vie a basculé, mon mari est allé pour 3 jours dans sa ville natale pour rendre visite à ses amis et proches... cela faisait un moment qu'il n'y était pas allé. Le lendemain, dans la nuit, il était 2h23 du matin, je reçois un appel d'un de ses proches pour me dire qu'il avait eu un accident de moto, lui étant passager... cette effroyable sensation et les cris que j'ai poussés, à jamais resteront gravés dans ma tête. Je n'y croyais pas, il était à 4h de route de la maison, j'ai dû alarmer et prévenir toute ma famille, et Dieu merci ils ont tous été là pour moi, il a fallu faire la route en pleine nuit, et j'avais encore espoir.. je me disais pourvu qu'il soit juste à l'hôpital même dans un état critique mais qu'il soit toujours parmi nous... hélas il est décédé sur le coup.... l'amour de ma vie, mon être cher que j'aime de tout mon être, la personne qui me chérissait le plus qui m'aimait plus qu'il ne s'aimait lui-même... non je ne voulais pas y croire... le ciel m'est tombé sur la tête, je n'étais plus maître de moi-même... ma vie allait basculer suite à ce coup de téléphone... en écrivant le message, je me dis encore que ce n'est pas possible, c'est affreux et monstrueux... c’était mon pilier, ma béquille, mon épaule si grande sur laquelle je pouvais me reposer n'importe quand et sur laquelle je retrouvais calme et sérénité. Cela fait maintenant 2 mois que ma vie s'est arrêtée et que la vie n'a plus de saveur quelconque. Je suis pourtant entourée mais je me sens tellement seule, c'est comme son j'étais au milieu de la mer seule et que je ne trouvais aucune issue. Rien ne le remplacera, rien ne me console, je suis meurtrie, un amour intense de 10 ans, et il est parti à 34 ans... sans que je sois à ses côtés... je souffre de son absence, Sa voix me manque, son sourire me manque, son être entier me manque... j'ai l'impression que ce malheur est arrivé hier. Il était tout pour moi, on était tellement fusionnels et complices qu'un simple regard suffisait pour se dire les choses. Il m'appelait "ma vie" et moi "l'amour de ma vie".. c'est tellement dur, et déchirant.. cette mort brutale m'a traumatisée, je suis sous le choc encore aujourd'hui et il n'y a pas un jour où je ne pleure pas. Il m'a laissé un énorme vide et c'est bien plus que ma moitié qui est partie.. c'est mon être en entier. il a été enterré dans sa ville natale, n'ayant jamais eu de bonnes relations avec sa famille, il ne voulait surtout pas qu'il soit enterré auprès de moi... c'est douloureux mais ça ne m'empêche pas d'y aller aussi souvent que je peux. C'est l'imite de ma vie, mon mari à jamais, celui que j'aime du plus profond de mon âme à tout jamais il est dans mon cœur... courage à ceux qui vivent la même épreuve et Dieu sait que c'est immensément difficile....

Razika, 8 juin 2017

Le 5 septembre 2016, à 13h08, j'ai perdu mon papa dans un accident de moto à Saint-Placide. Il s'est fait couper la route par un automobiliste qui a effectué un virage à gauche sans le voir arriver. Il est mort sur le coup en conduisant son Harley Davidson. La vie s'est arrêtée!
Les policiers sont allés annoncer la nouvelle à ma mère vers 21h00 et lorsque je suis arrivée vers 21h30, je n'ai jamais été capable de regarder les policiers lorsqu'ils expliquaient ce qui s'est passé. Je mettais mon bras devant mon visage, j'étais dans le déni total.
Nous sommes allés à l'aéroport vers minuit ce soir-là, annoncer à ma petite sœur qui revenait de voyage, que son père est décédé dans un accident de moto.
Nous avons tenté, le soir même, d'aller voir mon père à la morgue de la SQ, mais c'était impossible d'aller le voir la nuit et sans rendez-vous.
Le lendemain, le 6 septembre, nous sommes allés à l'hôpital où son décès avait été constaté récupérer ses effets, puis nous sommes allés sur le lieu de l'accident, aux bureaux de la SQ récupérer son cellulaire et au garage voir sa moto accidentée.
Le 7 septembre, nous avons organisé les funérailles (salon funéraire), rencontré le prêtre pour la cérémonie religieuse et finalement, vers 20h00, nous avons pu voir mon père.
Les gens qui nous ont accueillis, ma mère, ma sœur, mon conjoint et moi, ont été très gentils. Ça n'a pas été une étape facile, mais je suis contente de l'avoir vu avant qu'ils reconstruisent son visage avec de la cire et le maquillent pour l'exposition. À ce moment-là, les gens des pompes funèbres n'étaient pas certains de ce qu'ils arriveraient à faire comme reconstruction, et nous trouvions difficile d'envisager que le cercueil serait peut-être fermé.
Mon père était vraiment défiguré. Son visage était renfoncé du côté droit (arcade sourcilière, joue, menton, nez) et il avait de grosses coupures. Le côté gauche de son visage était moins amoché. Malgré toutes les blessures, je l'ai trouvé très beau et serein. Il semblait dormir calmement. Cela m'a fait du bien de le voir. Nous avons finalement pu l'exposer avec le cercueil ouvert car la thanatologue a fait de l'excellent travail.
Aujourd'hui, 9 mois plus tard, je sens encore un grand vide. Je pleure souvent et je me demande encore "pourquoi lui?". Je suis encore en colère contre l'automobiliste qui a mal regardé, qui dit ne pas avoir vu mon père. Je me demande s'il était au téléphone ou en train de texter... La police a affirmé que c'est un accident, tout simplement.
J'arrive à fonctionner pour mes enfants, ma mère, ma sœur et mon conjoint. Travailler me fait du bien. C'est extrêmement difficile de vivre sans un être cher. J'essaie de me remémorer les beaux moments passés avec mon père, mais ça fait très mal. Je passe mon temps à me demander à quoi il a bien pu penser lorsqu'il a vu la camionnette arriver devant lui. Cette seconde... Cette fameuse seconde... À quoi a-t-il pensé? C'est certain qu'il a eu le temps de se dire "merde ça va cogner je vais mourir" et ça me fait vraiment de la peine.
Lire tous les témoignages m'a fait du bien, car je vois que je ne suis pas la seule à passer à travers un tel drame.
Et vous raconter mon histoire m'a aussi fait du bien!
À la mémoire de mon père, Réjan Vachon (1960-2016):
ATTENTION AUX MOTOS SUR LA ROUTE ET ALLEZ DONNER DU SANG (mon père donnait du sang chaque fois qu'il le pouvait car son sang était destiné aux nouveaux-nés ayant besoin de transfusions).

Marilyn, 17 juin 2017

Salut à tous, j'ai voulu me joindre à votre forum parce que moi aussi je traverse une période très difficile suite à la mort de mon mari. Il est décédé le 02 janvier 2016 à l'âge de 32 ans et ce, d'une mort subite. En effet, ce jour, il a commencé par se plaindre de maux de ventre. Je l'ai conduit à l’hôpital et il est décédé dans la salle d'opération. C'était un grand choc, mon cœur me brûlait et je n’arrêtais pas de répéter qu'il était tout pour moi. Effectivement, il était à la fois mon grand amour, mon meilleur ami et mon confident. Je l'aimais énormément. Il s'appelle Victorien et il m’aimait énormément aussi. On a vécu ensemble durant cinq ans et de notre union est sorti un beau garçon. Depuis ce jour où tout a basculé, je ne suis plus moi-même. Je suis pleine de colère, je suis tout le temps agressive et il y a toujours ce sentiment de regret qui ne me quitte pas. Je continue de pleurer sa mort. Dites-moi, est-ce qu'avec le temps, on se sent vraiment mieux ? Je n'arrive pas à oublier les merveilleux moments passés avec lui ainsi que la souffrance qu’il a endurée ce 02 janvier avant de mourir.

Carine, 22 juin 2017

Bonjour à tous, j'ai perdu mon petit Alan âgé de 16 ans, il était gravement malade, il s'est battu 15 années et a lâché prise.. Je suis dévastée par son décès, j'ai plus envie de continuer. Alan était mon planning du matin au soir, mes journées sont vides et tristes.. Mon fils me manque grave!! Comme si on m'arrachait les tripes quand je pense à lui .. Je souhaite à aucune maman cette épreuve.

Ourida, 11 juillet 2017

J'ai perdu mon compagnon il y a 3 mois, il a profité que je prenais ma douche pour se pendre. Je l'ai découvert dans le garage. L'amour de ma vie ne supportait plus de ne plus avoir de travail, à 53 ans toutes les portes se fermaient. Je me reproche cette douche car je serais restée avec lui et j'aurais pu éviter ce drame. Il me manque atrocement, ma vie est cimetière et retour à la maison dans le noir, je n'arrive pas à surmonter cette perte, cet homme qui me donnait de l'amour, des câlins, car entre nous c'était la passion folle. On devait se marier le 12 août 2017 et je n'arrive plus à vivre sans lui, je suis perdue.

dhoker, 17 juillet 2017

Mon père et décédé d'un cancer foudroyant du pancréas en 3 semaines d'hôpital et le 4 août 2017 à 2 h du matin mon frère m'appelle pour me dire que notre père et décédé. L'ayant vu quelques jours auparavant à l'hôpital j'ai du mal à y croire. Aujourd'hui je crois encore qu'il va m'appeler à tout moment. Nous avons 900 kilomètres qui nous séparent, je ressens de la colère, pourquoi lui ? Il avait une hygiène de vie irréprochable, il était sportif, il fumait pas, mangeait pas n'importe quoi, il était aimé de tout le monde, apprécié dans sa nouvelle région. Je me dis que c'est pas possible et qu'il y en aurait plein d'autres qui seraient à sa place.

Aurelie Voisin, 17 août 2017

J'ai appris il y a quelques jours qu'un ami à qui je tenais tellement s'est suicidé. Un étudiant l'a retrouvé pendu avec un drap, je suis blessée. Nous étions au collège ensemble et on s'aimait sans jamais se mettre en couple réellement, j'ai du mal à accepter son départ aussi brutal, ça me tue de savoir qu'il a souffert autant. J'aurais tellement aimé qu'il se confie, qu'il me parle de ce qui le faisait souffrir au point d'en finir aussi brutalement. Je suis blessée et j'ai du mal à accepter que je ne le reverrai plus jamais, que je ne pourrai plus jamais lui dire combien je l'aime. Il est parti trop vite, et a laissé un grand vide dans mon cœur et des larmes qui ne cessent de couler. C'est dur.

Sthéphy, 18 août 2017, 18 août 2017

Bonjour,
J'ai perdu mon frère il y a deux ans, brutalement. Nous ne parvenions plus à le contacter depuis la veille. Après une nuit d'inquiétude, j'ai appelé un par un ses amis, qui sont venus frapper à sa porte, sans réponse. À distance, n'habitant pas à proximité, lui à Paris moi à Lille, avec ma maman nous avons dû appeler la police et les pompiers. Il a fallu prouver le caractère inquiétant de l'absence de nouvelles, parlementer pour que la porte soit forcée. Quand enfin ce fut fait, la police m'a prévenue. Brutalement. Mon monde s'est effondré. Sans précaution. «Vous êtes médecin, vous comprenez, il est mort».
Mon frère était ma fierté. Mon Amour. Mon double. Il a tant souffert du décès de notre père, et il m'a soutenue.
Aujourd'hui, je suis désespérée. J'ai perdu la capacité au bonheur et le goût des choses simples. Je lutte. Pour ma maman.
Pour mon frère adoré qui me manque, ainsi que mon papa.
Mais je me sens seule et épuisée.

Natacha Rousse, 23 août 2017

C'est terrible le sentiment de culpabilité. J'ai le même depuis des années.
En 2002 décès de mon papa comme ça subitement avc, personne ne l'avait vu venir, il n'était pas malade nous avons été là pour maman.
2009 décès volontaire de mon grand-frère, coup de massue, j'avais essayé de le raisonner mais il était très loin de nous, choc brutal encore pour la famille.
Maman a toujours résisté sans rien faire voir et l'an dernier en mars 2016 c'est elle qui est partie à 92 ans parce que malheureusement j'avais dû la placer en maison de retraite après quelques mois chez nous, fatigue physique et morale, on avait le même foutu caractère !!!!
Et maintenant je culpabilise à mort de ce "choix" et à priori personne ne me comprend ni ne ressent mon chagrin; même pas mon mari.

anne marie, 24 août 2017

Bonjour, il y a 2 semaines mon compagnon s'est suicidé alors que nous étions en pleine dispute.
Je culpabilise énormément et n'arrive pas à faire face à ce deuil et ce manque.
J'ai besoin d'aide mais je suis perdue.

severine, 2 septembre 2017

Bonjour,
Cela fait 2 mois et demi que mon conjoint, l'amour de ma vie, a pris la décision de partir. Suite à un licenciement abusif et très long, il est entré en dépression. On pensait qu'il réussissait à remonter la pente... Mais finalement la descente a été très rapide. Nous n'aurions jamais imaginé qu'il puisse faire une chose pareille. Cela fera 11 ans que nous étions en couple, 8 ans que nous nous étions mariés secrètement... Je souffre terriblement chaque jour de son absence, de ne pas avoir su l'aider, de ne pas avoir eu d'enfant de lui, car il me semble que cela me donnerait une raison de me battre. J'ai bientôt 32 ans, et le sentiment que je n'ai plus rien, plus aucune envie, plus aucun avenir, plus aucun projet. Que de la tristesse et du désespoir. Il était mon passé, mon présent et mon futur. C'est ma vie entière qui s'est effondrée. Moi aussi je suis perdue.
Merci de m'avoir lue.

Gervais, 5 octobre 2017

Bonjour,
Le 14 février 2016, mon compagnon âgé de 45 ans est mort d'un infarctus... c'était un choc immense pour moi... Ce jour-là, il a rendu visite à ses parents avec notre fille pour un déjeuner entre cousins. J'étais en stage de reiki. Quand j'ai appris la nouvelle au téléphone par mon beau-père, le monde se dérobait sous mes pieds. Pour éviter de tomber, je me suis lancée dans l'action et je n'ai pas arrêté de "faire" jusqu'à m'épuiser de fatigue. Il me manque terriblement. Juste avant sa mort, on allait retrouver une vie de famille plus stable (il travaillait à 1h30 de chez nous et avait donc un pied à terre la semaine). La vie est injuste car malgré les combats que l'on a menés pour avoir une vie de famille meilleure, la mort l'a emporté. Je vis cela comme une injustice... je ne peux plus faire confiance en la vie...

Nadia, 13 octobre 2017

J'ai perdu mon fils de 25 ans il y a 2 ans. Il a commis une asphyxie autoérotique (une horreur...). Y. était parti fâché de la maison à 18 ans, en pleine rébellion... Je pensais alors que ce ne serait qu'une passade et malgré ma douleur j'ai respecté son choix d'indépendance. Je ne l'ai donc revu 7 ans après que sur son lit de mort. Comment survivre à la culpabilité ? Comment lutter ?

CRD, 23 octobre 2017

Bonsoir, il était mon tout mon cher mari et parti à côté de moi le 12 septembre 2017. Il avait à peine 34 ans une saleté de tumeur au cerveau, je le savais condamné mais j'étais dans le déni et il se battait pour moi. À ce jour je me dis que ce n'est pas possible. Je suis restée à ses côtés à le veiller toute la nuit malgré la rigidité de son corps en lui frottant sa main contre la mienne. J'ai eu ce bonheur intense de le serrer et l'embrasser, notre plus belle preuve d'amour car il faut aimer follement pour se transcender à ce point. Cela fait 70 jours, je le pleure car difficile d'accepter l'inacceptable. J'ai 3 enfants, alors je me rattache à ma foi, celle qui me dit qu'il y a un après. Je dévore des livres sur ce sujet, ça m'aide et m'apaise. Malgré mon incommensurable chagrin je trouve la vie belle, et je profite de la vie au jour le jour, mon amour est en moi nous ne faisons plus qu'une cellule. Ma vie s'est arrêtée ce jour maudit, plus rien ne sera pareil, mais me démolir ne le fera pas revenir, ce qui est perdu est perdu à jamais et m'empoisonner tous les jours avec les anxiolytiques ou des pensées analytiques n'arrangera rien. Il est en moi il vit en moi, et ça pour l'éternité. Courage et pensées affectueuses à vous tous.

Karla, 22 novembre 2017

Bonjour, nous sommes le 23 novembre et demain je vais enterrer mon fils de 35 ans qui s'est pendu lundi. Les pourquoi, les regrets et la culpabilité n'enlèveront pas notre douleur. Il laisse 3 petites filles de 1 an, 5 ans et 8 ans. Comment survivre à tant de douleur?

Santimaria annie, 23 novembre 2017

Ma fille de 24 ans s'est faite assassiner le lendemain de la remise de son 2e diplôme d'ingénieur. Par son ex-compagnon qui venait aussi d'obtenir le même diplôme. On ne nous a pas laissés voir le corps à nous ses parents. Nous sommes rongés par l'interrogation, pourquoi a-t-il fait ça? Par le regret de l'avoir laissé partir avec lui? Par la pensée qu'elle a dû avoir très mal avec les coups de couteau qu'il lui a donnés. Par la quantité énorme de travail qu'elle avait accompli et dont elle allait récolter les fruits. Et aussi par la haine que nous éprouvons envers ce jeune homme.

chantal, 23 novembre 2017

La douleur est le poison de la beauté comme le disait Shakespeare et nous n'avons pas le choix que de vivre avec la douleur de ceux que nous perdons mais qui resteront à jamais vivants tant que nous le serons nous-même, pour continuer à parler d'eux à travers les souvenirs, d'avoir eu la chance de vivre ensemble des moments inoubliables. J'ai perdu mon fils Maximilien à 21 ans, un jour ou nous arrivions en vacances avec sa petite sœur et son petit frère, le destin a voulu que ce jour-là, il a eu un ordre pour redémarrer une unité vétuste alors qu'il n'était pas formé à ce geste et il y a eu une explosion, il est décédé. Depuis 8 ans je me bats contre ceux qui ont été négligents, je suis à ce jour toujours en attente du rapport du SAMU. Je n'ai plus de vie, le temps s'est arrêté, je survis comme je peux, je sais une chose c'est que mon fils me donne le courage de me battre, il est devenu mon ange gardien. Il me disait sans cesse: " rien ne meurt tout se transforme, la vie est éternelle et infinie " alors je me dis qu'il a raison car rien ne meurt tout se transforme.
À vous tous qui avez perdu un être cher ne perdez pas espoir de ce vous n'avez plus, cherchez au plus profond de vous-même, je suis certaine que vous arriverez à donner un sens à l'absence de celui qui vous manque, il vous guide mais vous n'en n'avez pas encore conscience. La mort n'est pas une fatalité, elle a toujours un but, à vous de trouver lequel. Nous devons vivre avec l'absence de ceux que nous aimons, nous en souffrons mais eux aussi et la seule chose qu'ils ne veulent pas c'est de nous voir nous détruire davantage. Un jour nous comprendrons quand nous serons à leurs côtés, oui, nous aurions dû continuer à vivre pour eux comme ils auraient tant aimé.
Mais la mort pour nous est l'absence de la présence, ne plus pouvoir lui parler, l'embrasser, rire...
Mon fils aimait cette phrase : " la mort est un état de non existence, ce qui n'est pas n'existe pas,donc la mort n'existe pas " de Woody ALLEN.
Nous avons chacun nos souffrances à différents degrés et personne ne peut se mettre à notre place, cependant nous avons un point commun, c'est notre manque de l'être aimé que nous aimons.
J'ai pu faire un DU deuil sur la mort violente dont la thématique était " la place de l'endeuillé dans une société de performance" car nous n'avons pas notre place dans cette société où la mort fait peur et n'intéresse personne, il faut tourner la page le plus vite possible mais ce n'est pas possible pour nous, alors laissez ces gens incultes qui ne comprennent rien à la douleur d'un être cher qui nous manque, évitez-les, ils n'ont aucun intérêt pour vous que de vous gâcher votre vie et vivez comme bon vous semble avec votre cicatrice qui mettra du temps à se refermer mais il faudra qu'un jour elle se referme pour retrouver la joie de vivre avec la personne qui pour vous est essentielle à votre reconstruction.
J'espère que vous pourrez trouver un peu de sérénité dans ce que je viens de vous écrire pour aller de l'avant.
Nous sommes des endeuillés et notre souffrance est indicible.
Bonne continuation à vous tous.

Véronique, 24 novembre 2017

Bonjour, j'ai perdu ma mère en mars 2017, elle avait 87 ans 4 mois. Plus tard mon mari âgé de 58 ans décède d'une crise cardiaque.
Je suis complètement perdue dans ma tête et je n’arrête pas de pleurer et je n'ai plus goût à grand chose.

veronique malavergne, 8 décembre 2017

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