Comment procède-t-on pour une crémation ?

Avant de procéder à une crémation, le préposé au four crématoire doit accomplir certaines vérifications. Tout d'abord, il s'assure qu'il a entre les mains la bonne dépouille; une étiquette fixée sur le défunt permet cette identification. Ensuite, il prend connaissance du bulletin de décès complété par le médecin (qu'on appelle dans notre jargon le SP3), ainsi que du formulaire de crémation signé par la personne responsable. Les régulateurs cardiaques de tous ceux qui n'auront pas été embaumés seront retirés, afin d'éviter qu'ils n'explosent. Une fois les vérifications d'usage complétées, le préposé pourra procéder à la crémation.

La dépouille sera placée au préalable dans un contenant de carton rigide ou un contenant de bois de 5/8 de pouce d'épaisseur, dépendamment du poids de la personne décédée. Lorsque celle-ci pèse plus de 200 livres, un contenant de bois est requis. Il arrive également que certaines familles demandent de laisser le défunt dans son cercueil pour la crémation. C'est possible lorsque le cercueil est en bois. Les ornements de métal seront alors retirés. Il faut être conscient que dans tous les cas, les cendres des matériaux seront mêlées aux cendres de la personne décédée.

Le contenant placé sur une table hydraulique sera glissé sur un assemblage de rouleaux permettant d'accéder au four crématoire en toute sécurité. La température du four se maintiendra à 1 040 degrés Celsius tout au long de la crémation. Il faudra environ une heure trente pour brûler une dépouille de 70 kg. Après cette opération, deux heures seront nécessaires pour refroidir les ossements. Par la suite, les os seront transférés dans un broyeur afin de les réduire en cendres. Celles-ci seront enfin placées dans un sac en plastique avant d'être déposées dans l'urne choisie. Un jeton numéroté accompagnera le défunt de la crémation jusqu'à l'urne, afin d'assurer l'identification des cendres en tout temps.

Il n'est pas donné à toutes les coopératives funéraires d'avoir un four crématoire. Le coût d'achat de ce genre d'équipement peut dépasser les 100 000 $. Sans compter les frais d'immobilisation associés à l'installation. Cependant, des ententes intercoopératives permettent d'offrir les services de crémation à celles qui en sont privées. Voilà ce qu'on appelle la force d'un réseau !

Patrick Blais
Directeur des opérations
Résidence funéraire de l'Abitibi-Témiscamingue

Classé dans : Questions pratiques Publié par : Fédération des coopératives funéraires du Québec